Pour cela je propose
la démarche des « CINQ POUVOIRS »
Elle consiste à vérifier l’utilisabilité au travers de 5 questions que l’on doit se poser lorsqu’on conçoit un produit, un service, un environnement dans l’esprit « Design pour Tous ». Elle permet également de tester le degré de prise en compte des critères de « conception pour tous » (ou plutôt de « conception pour un plus grand nombre ») sur un espace, produit ou service fini.
Ces 5 POUVOIRS à prendre en compte sont les suivants :
- POUVOIR APPROCHER (concerne l’environnement d’accès à l’endroit où je vais pouvoir acquérir, utiliser, apprendre, travailler, habiter)
- POUVOIR ACCEDER (concerne aussi bien l’entrée et la circulation d’un musée, l’accès au poste de travail dans une entreprise que l’ouverture de l’emballage ou/et du couvercle d’un produit)
- POUVOIR COMPRENDRE (concerne aussi bien les indications de fléchage dans un bâtiment public que les informations simples et compréhensibles qui vont me permettre de saisir pourquoi et comment je vais utiliser un produit ou un service que je sois étranger, déficient cognitif, mal voyant,… )
- POUVOIR UTILISER (concerne l’ergonomie d’usage que je sois gaucher, daltonien, parkinsonien, déficient visuel, platré de la jambe, etc …)
- POUVOIR SE TROMPER sans conséquence que je ne puisse surmonter seul (tolérance à l’erreur et process de correction intuitif)
Ces questions, concernant le respect des « CINQ POUVOIRS » essentiels à l’accessibilité et l’usage, doivent permettre de mesurer un « niveau d’exclusion » ou « de non-atteinte de ces critères centrés sur la personne », par exemple à partir :
- du nombre (ou pourcentage) de personnes qui, dans des conditions normales, ne peuvent pas de façon autonome répondre affirmativement à l’une des questions posées,
- de la fréquence des situations particulières dans lesquelles tout individu aura du mal à répondre favorablement à l’une des questions (environnement bruyant, peu éclairé, usage simultané avec transport d’objets ou de poussette,….).
Et ainsi mettre en évidence les domaines où la progression serait le plus sensible (en terme de volume de marché intéressé) puis servir à une éventuelle labellisation de produits, services ou environnements « à fort confort d’accès et d’usage » (ou « peu exclusifs »).




